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Miguelito  
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09 Juillet 2015

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Septijeje

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Infos perso
Classements
Prénom : Michel
Sexe : Homme
Situation : Célibataire, sans enfant
Date de naissance : 26 Fév 1944 (74 ans)
Localisation : St-Barthélemy-d´Anjou

Eux= toujours partantsn°57 (-3)
Les + populaires !n°458 (+15)
Son petit mot

Ce qui sauve, c'est de faire un pas. Encore un pas. C'est toujours le même pas que l'on recommence.(Antoine de Saint-Exupéry)

Avance sur ta route, car elle n'existe que par ta marche. (Saint Augustin)

La vie est la meilleure école, elle nous apprend à nous aimer et à nous pardonner mutuellement. (Judy Collins)

Lorsque tu as marché si longtemps que tu penses ne plus pouvoir faire un pas, c'est que tu viens à peine de parcourir la moitié de la distance dont tu es capable. (proverbe du Groenland)

Le plus fort des noeuds, c'est un amarrage

fait sans épissoir, goudron ni filin.

Ce noeud-là s'appelle:"courage"

C'est Dieu qui le fit au coeur du marin. (Dicton de la voile)

 

C'est après l'été, même bien plus tard, vers la Toussaint, quand seuls retentissent les cris des Goëlands ... Nous marchons sur la plage, déserte... Nous marchons le long du marais... - "Je ne sais pas si je vais m'en sortir?". je t'ai répondu, après une éternité, "pour Noël tu seras rentrée à la maison."

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

J’ai compris qu’en toutes circonstances,

j'étais à la bonne place, au bon moment

Et alors, j’ai pu me relaxer.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Estime de soi.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai pu percevoir que mon anxiété

et ma souffrance émotionnelle,

n’étaient rien d’autre qu’un signal

lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Authenticité.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé de vouloir une vie différente

et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive

contribue à ma croissance personnelle.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Maturité.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai commencé à percevoir l’abus

dans le fait de forcer une situation, ou une personne,

dans le seul but d’obtenir ce que je veux,

sachant très bien que ni la personne ni moi-même

ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment.

Aujourd'hui, je sais que ça s’appelle Respect.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai commencé à me libérer de tout ce qui ne m’était pas salutaire, personnes, situations,

tout ce qui baissait mon énergie.

Au début, ma raison appelait ça de l’égoïsme.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Amour Propre.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé d’avoir peur du temps libre

et j’ai arrêté de faire de grands plans,

j’ai abandonné les méga projets du futur.

Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime,

quand ça me plait et à mon rythme.

Aujourd’hui, je sais que ça s’appelle Simplicité.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé de chercher à toujours avoir raison et me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.

Aujourd’hui, j’ai découvert l’Humilité.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir. Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe. Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois et ça s'appelle plénitude.

 

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,

j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir,

mais si je la mets au service de mon cœur,

elle devient un allié très précieux.

Charlie Chaplin

 

À ma Maman

Un village d'Anjou aux marches de Bretagne,

Petit bourg de trois sous en banale campagne,

Que le touriste ignore, que le citadin fuit.

Un village qui dort, comme englué d'ennui.

 

Et pourtant, ce village me saisit à plein coeur,

Tout frémissant d'images et de bruits et d'odeurs :

Mirages de l'enfance à jamais dispersés,

Parcelle de vieille France, de nostalgie baignée.

 

Je vois le percheron, de son pas monotone,

Labourant le sillon aux prémices d'automne.

Au plus chaud de l'été, l'ivresse des moissons;

Et la fraîcheur des Prés autour du Ré profond.

 

La fièvre des battages, leur intense rumeur,

Les outils d'un autre âge, les nuques baignées de sueur;

Et l'arôme envoûtant du grain lourd ensaché.

 

Je vois aussi le four où l'on cuisait le pain,

Les pâtés de velours aux prunes du jardin...

Mais la maison surtout, aux sols de terre battue,

L'écurie et la soue, le puits, t'en souviens-tu ?

 

L'âtre aux buches fumantes et l'étable aux mystères...

Ma grand-mère tant aimante, et mon arrière grand-mère

Qui filaient le rouet entourées d'hirondelles,

Mon grand-père, si taiseux, certains ne l'aimaient guère,

lui aimait ses abeilles, il ne parlait qu'à elles

 

À la cote 304, près du village d'Esnes,

Les Allemands l'avaient pris, c'était le 7 mai seize.

Son frère avait péri; passé par Nomeny,

"Mort pour la France", tué à l'ennemi.

Libéré en dix-neuf et rentré au pays,

Il épousa sa veuve.

 

De tous ces sacrifices, de tous ces aléas,

Tu vins au monde Maman.Tu t'appelais Léa.

Où sont tous ces printemps, Où sont tous ces étés,

Ces automnes enivrants, Qui se sont envolés ?

 

Comme un ruban pastel aux prémices du jour,

Mystérieuse à l'aube quand le brouillard s'étend,

Argentée au midi quand tout est assoupi,

Au soir teintée de rose sous le soleil couchant,

Ma Loire tu es belle à toute heure, nuits et jours.

 

ORAGE

Un ciel de plomb, un ciel de suie,

Les chiens se cachent, les oiseaux fuient.

La place se vide en un instant,

Les mères rappellent les enfants,

Des cris suraigus leur répondent.

Au loin, déjà, l'orage gronde.

 

Le vent sournois soudain se lève,

Le sable tournoie sur la grève.

L'éclair jaillit tel une lame,

transperçant les lourds nuages,

Dans un silence de cathédrale,

Suivi d'un effrayant vacarme,

 

Délivrant un torrent de larmes

sur la poussière des grands arbres.

Le ciel rougoie, le ciel s'embrase,

On dirait un cratère en feu

Ou la bouche effrayante d'un dieu

Exhalant violemment sa rage.

 

Soudain, voici qu'un craquement

Déchire l'air, assourdissant;

Puis deux, puis trois, puis dix...

Puis, survient l'accalmie...

De loin en loin, des grondements

s'égrènent, sans conviction...

 

Seule, la pluie maintien sa pression,

Puis s'adoucit, comme bien lasse.

Les derniers roulements s'espacent,

Un soleil, timide, a percé.

Et, telle une nuée de moineaux

L'enfance investit le ruisseau.

 

Les chemins du bocage

Où sont mes chemins creux,

Les chemins du bocage,

Sentiers de mes aïeux,

Vieux chemins d'un autre âge ?

 

Chemins pleins de murmures,

Aux parfums envoûtants...

Aux haies emplies de mûres,

Rendez-vous des amants,

 

Refuges des étreintes,

Vous que chaque saison,

De vendanges en moissons

Marquait de son empreinte.

 

L'automne sous les pas

Tendait un brun tapis,

Tandis que du ciel bas

Les hachures de pluie

Obstruaient l'horizon.

De la terre gorgée

Des effluves profonds

Montaient jusques aux nuées.

 

L'hiver, c'était la bise

Ou le vent de galerne

Jamais ne lachant prise

Sous les cieux mornes et ternes,

 

Avant que le printemps

Réveille l'églantine

Et les bourgeons naissants

De la blanche aubépine,

 

Que l'herbe de nouveau

Retrouve sa vigueur

Et se couvre bientôt

De mille et une fleurs.

 

Et puis l'été venait,

Alors mes vieux chemins

De couleurs se paraient.

De mauves et de carmins.

 

La vieille haie bourdonnait

De tant de symphonies...

Qu'elle même s'étonnait

D'un tel charivari.

 

Les chemins creux, hélàs,

Disparaissent peu à peu,

Ils ont vécus trop vieux,

Vivent les grands espaces !

 

Adieu bosquets, fourrés,

Vieux vestiges gaulois,

Victimes regrettées

D'une implacable loi.

 

Adieu mes vieux chemins,

Charme de mon enfance,

Si c'est votre destin,

disparaitre de France.

 

À ma tante et ses filles de coeur

Ô prés de mon enfance

Tendres à nos jeunes corps,

Ô jeudis, Ô dimanches,

Bleuets et boutons d'or.

 

Vous petites robes légères,

Moi culotte courte beige,

La messe, puis les brioches,

Mes billes au fond des poches...

 

Haies de fleurs d'aubépine,

Ou de mûres noires aux mains,

Doux parfums d'églantine,

et d'oeillets du jardin.

 

"Ré profond", vieux dolmen,

"Éclairat" et "Garennes"

"Les Landes" et "Le Ruisseau"

"Bretonnerie", "Ponceau",

 

Villemoisan, "Saint-Simon"

Et le marché d'Ingrandes

Où tu allais y vendre

Poules noires, rousses ou blondes.

 

Ma mémoire frémit

aux souvenirs d'antan,

verte était la "Prairie"

d'un souvenir d'enfant.

 

J'aime parfois être seul,

Mais j'aime aussi la vie

En belle compagnie

La tendresse des femmes,

Les mères et les enfants,

Les caresses d'une femme,

Les mers, les océans,

Les fleurs et les abeilles,

La douceur et le miel

La lumière du levant,

Le soleil au couchant,

Et toi qui me réveille,

Et toi qui m'émerveille,

Et toi qui me console.

 

L’homme et la mer (Charles Baudelaire)

Homme libre, toujours tu chériras la mer !

La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme

Dans le déroulement infini de sa lame,

Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.

 

Tu te plais à plonger au sein de ton image ;

Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton coeur

Se distrait quelquefois de sa propre rumeur

Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

 

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :

Homme, nul n’a sondé le fond de tes abîmes ;

Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,

Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

 

Et cependant voilà des siècles innombrables

Que vous vous combattez sans pitié ni remord,

Tellement vous aimez le carnage et la mort,

Ô lutteurs éternels, ô frères implacables ! (Charles Baudelaire)

 

Le vase brisé (René-François Sully Prudhomme)

Le vase où meurt cette verveine
D'un coup d'éventail fut fêlé ;
Le coup dut effleurer à peine :
Aucun bruit ne l'a révélé.

Mais la légère meurtrissure,
Mordant le cristal chaque jour,
D'une marche invisible et sûre
En a fait lentement le tour.


Son eau fraîche a fui goutte à goutte,
Le suc des fleurs s'est épuisé ;
Personne encore ne s'en doute ;
N'y touchez pas, il est brisé.

Souvent aussi la main qu'on aime,
Effleurant le coeur, le meurtrit ;
Puis le coeur se fend de lui-même,
La fleur de son amour périt ;

 

Toujours intact aux yeux du monde,
Il sent croître et pleurer tout bas
Sa blessure fine et profonde ;
Il est brisé, n'y touchez pas. (René-François Sully Prudhomme)

 

Harmonie du soir (Charles Baudelaire)

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;

Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir,

Valse mélancolique et langoureux vertige !

 

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige;

Valse mélancolique et langoureux vertige;

Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

 

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !

Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir,

Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

 

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,

Du passé lumineux recueille tout vestige !

Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige,

Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir! (Charles Baudelaire)

 

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne;

Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.

J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.

Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

 

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,

Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,

Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,

Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

 

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,

Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,

Et, quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe

Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo 3 septembre 1847.

 

Les maux ne savent seuls venir;

Tout ce m'était à advenir,

M'est advenu.

Que sont mes amis devenus

[Eux] que j'avais si près tenus

Et tant aimés?

Je crois qu'ils sont trop clairsemés,

Ils ne furent pas bien fumés,

Si sont faillis.

Itels amis m'ont mal bailli,

Qu'oncques, tant comm(e) Dieu m'assaillit

En maint côté,

N'en vis un seul en mon hôtel.

Je crois le vent les a ôtés,

L'amour est morte :

Ce sont amis que vent emporte,

Et il ventait devant ma porte,

Les emporta,

Extrait de la complainte de Rutebeuf

 

LES CLEFS DE L'AMITIE

FAIRE LE PREMIER PAS: Après tout, qu'est-ce que l'on risque ? Un coup de fil, une invitation à déjeuner, une proposition de sortie sont peut-être le début d'une nouvelle amitié.

DOSEZ SES EXIGENCES: On ne peut attendre de l'autre qu'il nous apporte tout ce dont nous avons besion. Avec chacun, nous partageons des choses différentes. Des amis pour la conversation, pour l'art, les expositions, les courses.... Des amis à qui on confie des épisodes de sa vie et qui vibrent pour avoir

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